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Enquête sur les atouts du territoire

Le Conseil de développement a été chargé par la CAN de produire un rapport permettant d’enrichir, par le regard de la société locale, l’analyse socio-économique statistique du territoire.


Dans ce cadre, la CAN a commandé la réalisation d’une enquête grand public, qui, après consultation, a été organisée et traitée par l’institut de sondage CSA. Les habitants de la CAN ont ainsi été interrogés sur une vingtaine de questions portant sur :
  • La connaissance et l’attachement à l’institution et au territoire
  • La perception de l’attractivité du territoire
  • Les attentes pour demain
  • Zoom sur la nouvelle région
Méthodologie de l'étude
Méthodologie de l'étude

Structure de l'échantillon


Une institution bien connue, et à laquelle on est plutôt attaché

La grande majorité des habitants de la C.A.N identifient bien la collectivité : ils sont en effet deux tiers à la citer spontanément (67%), et près de 9 sur 10 (89%) à la connaître au moins de manière assistée. A noter tout de même que la notoriété spontanée est un peu moins bonne à Niort (60%, au lieu de 75% dans les communes limitrophes et 70% dans les autres communes), et que les jeunes et les ouvriers sont légèrement moins bien informés à ce sujet.

Au final cette notoriété globale de 89% se situe au-dessus des standards habituels (norme CSA : 73%).

Cette bonne notoriété va de pair avec un attachement assez important

Près de deux habitants sur trois (63%) se disent attachés à la C.A.N, soit un taux un peu plus important que celui enregistré habituellement (norme CSA : 58%). Si elle est largement devancée par la commune (86% d’attachement), la C.A.N se situe ainsi devant le Conseil départemental des Deux-Sèvres (54%) et le Conseil régional de Poitou-Charentes (51%), deux institutions nettement moins bien perçues que ce que l’on peut constater dans d’autres territoires (normes CSA de 79% et 80% pour le département et la région). Notons toutefois que cet attachement à la C.A.N n’est pas complètement homogène au sein de la population : on est en effet plus attaché à l’intercommunalité à Niort que dans les autres communes, chez les personnes âgées que chez les plus jeunes, et chez les résidents de longue durée que chez les nouveaux arrivants.

Cet attachement doit cependant être nuancé.

La grande majorité des habitants de l’agglomération se définissent ainsi avant tout comme français (38%), européen (26%), ou habitant de leur commune (21%), le fait d’être habitant de la C.A.N n’étant cité que par 1% des répondants (6% chez ceux qui y sont très attachés). Notons par ailleurs sur ce point que le sentiment européen est nettement plus élevé que ce que l’on constate habituellement (norme CSA : 7%), et notamment chez les cadres et professions intellectuelles supérieures (48%), chez qui cette identité prévaut en premier.

87% des habitants se déclarent ainsi satisfaits de vivre dans la C.A.N

Ces identités ne semblent cela dit pas rentrer en conflit : 87% des habitants se déclarent ainsi satisfaits de vivre dans la C.A.N, dont 25% étant même « très satisfaits ». Cette satisfaction est dans le moyenne de ce que l’on constate habituellement (norme CSA : 84%), avec tout de même de petites différences selon les territoires : elle est de 93% à Niort, 88% dans les communes limitrophes, et 74% dans les autres communes. Une nette majorité d’habitants se dit également optimiste pour l’avenir du territoire : 67% l’affirment, quand seuls 28% se disent pessimistes. On se situe là encore dans les standards (norme CSA : 66%).

Dans ce contexte, l’appartenance à la C.A.N est considérée comme positive par une très grande majorité des habitants : 82% estiment que cela est une bonne chose « pour leur commune », seuls 14% étant de l’avis inverse. On observe toutefois encore des avis un peu plus contrastés dans les autres communes non limitrophes de Niort : 66% pensent que c’est une bonne chose, contre 30% d’avis contraires. Il semble donc qu’il existe une défiance un peu plus importante dans les communes les plus périphériques de l’agglomération, même si cette défiance reste minoritaire

Un territoire perçu comme plutôt attractif, mais qui gagnerait à se diversifier davantage

Un certain nombre d’indicateurs soulignent que le territoire est perçu comme plutôt attractif par ses habitants. Plusieurs atouts émergent d’abord de manière spontanée. Le patrimoine touristique est en effet cité par près d’un habitant sur deux (47%), avec notamment le Marais Poitevin et ses alentours (26% de citations). Les atouts économiques sont également cités par une part importante des habitants (40%), les mutuelles et assurances étant le premier aspect qui émerge dans ce domaine (17% des citations).

L’attractivité du territoire semble par ailleurs reconnue dans la plupart des domaines.

La majorité des habitants considère en effet que la C.A.N est « un territoire où il fait bon vivre » (94% de oui), « bien relié au reste de la France » (80%), « qui se développe de façon responsable et maîtrisée » (72%), « une destination touristique attrayante » (69%), « dynamique » (67%), « un territoire où
l’on peut circuler facilement par les transports en commun » (61%) et « attractive pour les entreprises » (59%). Notons en revanche que l’attractivité du territoire est moins bien perçue sur deux aspects importants : le fait d’être « créateur d’emplois » (46% de oui contre 44% de non) et d’être « bien connu au niveau national » (65% de non contre 29% de oui). Le constat est donc au final plus mitigé qu’il n’y paraît à première vue, la capacité de la C.A.N à créer de l’emploi et à faire parler d’elle au niveau national étant perçues comme insuffisantes, notamment chez les cadres.

Notons également que la hiérarchisation des atouts et faiblesses du territoire donne une image un peu différente de la C.A.N par rapport à ce que l’on observe en spontané. Interrogés à l’aide d’une liste les habitants de l’agglomération placent ainsi en premier atout «sa proximité avec les grandes villes de la façade atlantique (Bordeaux, Nantes, La Rochelle) » (57% des citations), devant « son patrimoine naturel » (41%) et « sa spécialisation dans le secteur des mutuelles » (40%).

Sur ce dernier point il est d’ailleurs intéressant de noter que cet atout peut aussi être perçu comme un inconvénient, puisque la première faiblesse perçue du territoire est « le manque de dynamisme économique en dehors des mutuelles » (45% des citations), tandis que 36% des habitants citent également « le peu de formations universitaires en dehors des métiers des risques et assurances », signe que la forte spécialisation de l’agglomération dans ce secteur pose question. Quant à l’attractivité touristique, si elle est plutôt bien perçue de manière générale, il existe quelques doutes sur son impact à l’international : une courte majorité des habitants (51%) estime ainsi que le territoire ne fait pas assez d’efforts « pour attirer des touristes étrangers, que ce soit par l’offre de services ou la communication », 43% étant eux de l’avis inverse.

Plus de 8 habitants sur 10 (83%) déclarent qu’ils « recommanderaient à un ami de venir s’installer sur le territoire de la C.A.N »

Ces différentes nuances n’affectent toutefois par l’attractivité globale perçue du territoire : plus de 8 habitants sur 10 (83%) déclarent ainsi qu’ils « recommanderaient à un ami de venir s’installer sur le territoire de la C.A.N », seuls 16% affirmant qu’ils ne le feraient pas. Précisons que ce potentiel de recommandation est un peu moins élevé chez les plus jeunes (68% chez les 18-24 ans).