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1- Observatoire du Numérique : Macroéconomie


La révolution du numérique

L’économie contemporaine est portée par une révolution technologique : la numérisation, qui permet de très forts gains de productivité dans le stockage, le traitement et la transmission d’informations. Elle se traduit par le développement rapide des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Le secteur producteur des TIC (industrie, services et commerce de gros) a pris son essor et possède, malgré sa taille limitée, une influence majeure sur le reste de l’économie. L’essentiel de sa production est utilisé sous forme de consommations intermédiaires ou d’investissements, par les autres secteurs de l’économie.

1-1. Poids du secteur du numérique dans le PIB

Le secteur du digital est devenu un segment majeur de l’économie des principaux pays industrialisés. Selon une convention internationale fixée par l’OCDE (2008), ce secteur comprend l’ensemble des secteurs suivants :
· les secteurs producteurs de TIC (fabrication d’ordinateurs et de matériels informatiques, de télévisions, radios, téléphones, de capteurs et objets connectés…) ;
· les secteurs distributeurs de TIC (commerce de gros de matériels informatiques…) ;
· les secteurs des services de TIC (télécommunications, services informatiques, services audiovisuels…).
Ainsi, ont été exclus du périmètre les secteurs de la « fabrication d’équipements de mesure, de vérification, de navigation et de contrôle » et celui de la « fabrication des câbles à fibre optique ».

1-2. Effet d'entraînement du digital

La production et la diffusion des TIC produisent trois effets sur l’économie :
· les TIC permettent des gains de productivité, en particulier dans le domaine du traitement, du stockage et de l’échange d’informations ;
· elles favorisent la formation et la croissance de nouvelles industries (multimédia, commerce électronique, logiciels, objets connectés) ;
· elles poussent à l’adoption de modèles organisationnels originaux en vue d’une meilleure exploitation des possibilités de distribution et de diffusion de l’information.
L’économie numérique, c’est-à-dire la production ainsi que l’utilisation du digital pour inventer des produits et des procédés novateurs dans tous les secteurs de l’économie,
est devenue le principal moteur de la productivité et de la croissance dans l’économie mondiale.

1-3. L’utilisation du digital par les entreprises françaises selon les résultats de l’enquête européenne 2015

L’utilisation du digital par les entreprises françaises présente des caractéristiques contrastées.
· Les entreprises françaises présentent des taux d’équipement et d’usage au niveau de la moyenne européenne notamment pour les connexions à l’internet à haut débit, pour l’usage de progiciel de gestion intégré (ERP) ou de gestion de la relation client (CRM) ainsi que pour l’achat ou la vente en ligne.
· Les entreprises françaises sont plutôt distancées concernant les nouveaux usages, pour lesquelles elles se situent en deçà de la moyenne européenne : le cloud computing, l’usage des technologies de radio-identification (RFID) et l’utilisation des réseaux sociaux.
· En matière de compétence dans le domaine des TIC, les entreprises françaises emploient moins de personnel spécialisé que la moyenne européenne mais les taux de recrutement ou de formation dans ce domaine se situent à un niveau équivalent à la moyenne européenne.

SOURCE : Observatoire du numérique (Créé en novembre 2011, l'Observatoire du numérique recueille, complète et interprète les données permettant d'évaluer l'impact du numérique dans l'économie et de comparer la France aux autres pays de l’Union européenne.)

Dans l’ensemble, concernant l’usage du digital par les entreprises, le positionnement de la France se révèle très moyen, en dessous de la moyenne européenne. Elle se situe loin derrière l’Allemagne ou la Finlande. Il convient de souligner que les grandes entreprises ainsi que les PME appartenant à un groupe adoptent et utilisent davantage les TIC que les petites et moyennes entreprises. Cette différence est d’autant plus marquée que les outils sont plus avancés ou complexes.
1- Observatoire du Numérique : Macroéconomie

* Meilleur indicateur sélectionné parmi dix pays de l’UE (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Pays-Bas, Belgique, Autriche, Suède,
Danemark et Finlande).
Lecture : 67 % des entreprises françaises disposaient d'un site web en 2015.
Note : sauf mention du contraire, les indicateurs portent sur l'année 2015.
Champ : entreprises d’au moins 10 personnes hors sociétés agricoles, financières et d’assurance.
Source : Eurostat, enquête communautaire sur les TIC.


Rédigé par le Mardi 20 Décembre 2016
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